mercredi 18 mai 2022

Lecture

 

 

Je viens de terminer la lecture de L'Idiot (ça finit mal) et là, je commence celle de Salammbô. Il s'agit d'un livre ancien, une édition pour bibliophiles de 1954 "réservée aux seuls membres du CLUB DU BEAU LIVRE DE FRANCE" avec un tirage 3000 exemplaires numérotés. La maquette n'est pas renversante mais il y a des efforts.


 

Avantage avec les écrivains de chez nous : une seule version, pas de problème de traduction. J'ai vérifié à partir d'un fichier PDF, c'est le texte intégral.

Voilà. Il ne reste plus qu'à s'installer pour commencer la lecture.



mardi 17 mai 2022

Faudrait pas débloguer


Bloguer : tenir un journal personnel en ligne (blog).

 
Blog : journal personnel, chronique d'humeur sur Internet. (le Robert)
 
Comment ne pas se poser des questions lorsqu'on tient un journal en ligne depuis une bonne vingtaine d'années ? Au début, il régnait une ambiance assez grisante. On pouvait avoir l'impression d'avoir trouvé un terrain de jeu et d'exploration échappant au quadrillage de la société spectaculaire-marchande. La zone d'autonomie pirate n'a pas duré longtemps. En un coup de baguette magique, le web est devenu une vaste zone commerciale couplée à un service de livraison à domicile. Simultanément, tout le monde est parti vivre une deuxième vie sur les réseaux sociaux. Il faut avouer que c'est pratique ; lorsque personne ne partage vos goûts et vos intérêts dans votre rue, on peut échanger (brièvement) sur Syd Barrett ou Thomas Bernhard et lâcher quelques likes et même trouver quelques motifs de rigolade. Mais de mon point de vue rien ne remplacera cette formule à laquelle je ne parviens pas à renoncer : le journal en ligne. Bien sûr, l'exercice est risqué (c'est peut-être ce qui explique que de nombreux blogs sont aujourd'hui à l'arrêt). Se concentrer sur son expérience personnelle et ses plaisirs quotidiens peu paraitre narcissique ; réagir à chaud selon son humeur à un contexte complexe et opaque vous expose à des dérapages hasardeux. Mais ces limites ont toujours été celles du journal, que celui-ci soit en ligne ou sur papier.
 
Image : Le Journal de Jane "historique" consultable ici.
 
 

lundi 16 mai 2022

L'art de l'affiche




Il y a comme ça, des réservoirs d'images qui apportent à chaque fois la dose de réconfort esthétique dont nous avons vitalement besoin. Les affiches de concert dites "psychédéliques" en font partie, au même titre que les pochettes de disques du label Blue Note ou les premiers numéros de Métal Hurlant.Pourquoi s'en priver ?

dimanche 15 mai 2022

Vu

 





Paris vu par…Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol (1965)

Très décevant. On a l'impression que les réalisateurs ont rivalisé de nullité dans l'écriture des sketchs. Heureusement, il y a quelques (trop rares) plans de rue dans lesquels nous découvrons à quel point l'année 1965 nous semble lointaine et exotique. On pourrait facilement situer ces images dans les années 50. A noter : la deuxième image, extrait du court métrage signé par Chabrol qui s'occupait du quartier de La Muette, semble prise devant le lycée Janson-de-Sailly dans lequel je fus élèves une dizaine d'année plus tard.

vendredi 13 mai 2022

Dans la galerie virtuelle du GFIV

 

Claes Oldenburg, Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966

Wayne Thiebaud, Woman in Tub, 1965

 


Pierre Bonnard, La Grande Baignoire (Nu), 1937-39
 

jeudi 12 mai 2022

Bande son

 

A partir d'un moment, le passage du temps devient LE thème récurrent de nos pensées. A cela il n'y a rien à faire. Rassurez-vous (je m'adresse aux lecteurs de moins de 60 ans s'il en passe par ici), ce n'est pas désagréable du tout. Pour un trajet en voiture, j'avais emporté une compilation maison datant de 2002. C'était l'époque où on gravait des CD composés avec amour spécialement pour la route. Et dans la playlist éclectique que j'écoutais dans l'habitacle, il y avait ce titre qui coule merveilleusement bien lorsque vous remontez le ruban de la quatre voies en direction du Finistère sous un soleil radieux.